mercredi 3 avril 2013

Paris Haute Couture (2)



Paris Haute Couture à l'Hôtel de Ville (1)

Aujourd'hui, je vous invite à suivre une histoire qui est inspirée d'une exposition que j'ai faite à l'Hôtel de Ville pendant les vacances de février. L'héroïne de cette première nouvelle, Nadia, découvre Paris sous un oeil nouveau et les différentes rencontres qu'elle y fait pourront, je l'espère, vous donner envie de suivre son parcours culturel et gustatif dans la vraie vie !
Le texte sera très morcelé car le but est aussi de mettre en valeur les photos que j'ai pu prendre. 
Bon voyage ***
(Cliquez sur l'image pour agrandir). 




mardi 12 mars 2013

Au Comptoir de Brice



Brice était affairé, enclin à garder un œil sur tout ce qui se préparait, sous ses yeux, hors de son champ de vision, il veillait au grain. Il couvrait d'attentions ses clients, savait remettre les pendules à l'heure de son personnel. Lames acérées en guise de mirettes, il supervisait tout un monde en cuisine, une cuisine qui nous était visible depuis nos tables, depuis nos bancs branlants, curieux visiteurs, gourmands voyeurs, nous ne pouvions rester insensibles à la myriade d'odeurs en provenance de la cuisine, des étales du marché Saint Martin. Car nous étions confondus dans le marché, le restaurait habitait le marché, tout comme le marché habitait les assiettes du restaurant.
La marinière avançait vers nous, fille blonde à la tête vêtue d'un chignon haut perché, sollicitude contenue, timidité teintée d'égards, elle nous installa à une table de huit couverts mais ne nous chassa pas pour autant à l'arrivée d'une armada de jeunes gens, on va se serrer nous disait-elle, on sentait bien qu'elle ne voulait pas faire du chiffre si le prix à payer était de froisser le client. Et en l'occurrence, nous étions deux, deux clientes aussi bien traitées qu'une nuées d'énergumènes tous plus bruyants les uns que les autres. Ça faisait plaisir !
Le restaurant était rempli. Au comptoir à l'entrée, on se serrait aussi, on échangeait ses impressions gustatives avec le chef, car il était bien là, à l'écoute.
Nous cherchions du regard le contenu du "brunch" dont les ingrédients variaient chaque dimanche.
Cette fois-ci, c'était :
Brochette de Saint-Jacques,
Accras de morue,
Mousse d'œuf dans sa coque, elle-même disposée dans sa boîte en carton,
Croûte de lard posée négligemment.
Le moment de la dégustation était venu ! Les associations de goûts étaient discutables et l'ensemble riche, bien trop riche à mon goût. À l'image du "croque-canard" revisité mais qui ressemblait à ce qu'on connaissait déjà : du magret de canard fourré dans des bouchées de pain grillé. Dommage que la crème chantilly décorant l'assiette ait été le seul élément digne de la cuisine d'un chef. Le « burger maison » et la portion de frites avaient subi une cure d'amaigrissement qui faisait peine à voir. C'était propret, joli mais étriqué, pingre. L'antithèse de ce qu'on peut imaginer quand on pense BURGER. Des frites succulentes mais servies dans un petit panier à friteuse, un tout petit panier, un panier de dinette.
J'avais goûté à tout mais j'étais écœurée par le gras qui tapissait nos portions pourtant noyées par le mesclun. Contrefaçon de cuisine du sud-ouest. Plats non aboutis. L'idée du chef était-elle : nous aurions pu réaliser ses plats nous-mêmes ?
Heureusement, il y avait cette place mystique, cette place consacrée au dessert, au sucre, cette place était toujours vide dans mon estomac.
Dans la vitrine, alignées en rang d'oignons, des barquettes à la pâte brunie par le soleil du four, s'exposaient. Autour d'elles, pas de décor, pas de fioritures, à la manière d’un étal de cantine La pâte sablée croustillait avec juste ce qu'il faut de chocolat et de caramel au beurre salé pour réchauffer le gosier, attendrir la langue. Trois ou quatre noisettes posées sur le biscuit, fanfaronnaient, égayaient ces jolies barques qu'on se plaisait tellement à faire couler dans la bouche. Il y avait de l'enfance dans tout ça, il y avait les madeleines de Proust, il y avait l'enfance de Brice, peut-être ? On pouvait embarquer ces gourmandises dans sa poche, on pouvait emporter l'enfance de Brice avec soi.
Brice Morvent avait conquis le cœur du marché, celui de ses clients mais il lui restait encore à faire...Le Top Chef avait saisi sa chance et comptait bien mettre à profit cette notoriété nouvellement acquise mais n'avait-il pas perdu en chemin l'idée qu'il se faisait de la cuisine, sa touche personnelle, sa singularité ?

À vous d'en juger.

Au Comptoir de Brice
Marché couvert Saint Martin
33 rue du Château d'Eau / 20 rue Bouchardon, 75010
Ouvert de mardi au samedi de 10h à 18h / Le dimanche de 11h à 14h.
Pas de réservation
Les recettes du "croque-canard" et du "burger maison" sont disponibles sur le site.

mercredi 6 mars 2013

Paysages à Etretat

Lors d'une journée à Etretat, en Normandie, j'ai pu profiter de ces paysages qui ont tant inspiré les peintres Impressionnistes. Le soleil étant aussi de la partie, c'était vraiment magnifique ! 
Bon voyage des mirettes ***

jeudi 8 novembre 2012

Barque de potimarron caramélisée

Voilà une recette (si on peut véritablement parler de recette) savoureuse, simple, qui sort des sentiers battus. Il s'agit d'un dessert rustique où le potimarron (ça marche aussi avec du potiron) a une place de choix. Car parfois, les choses les plus simples sont les plus goûteuses. Surtout, quand pour moi, elles ont le parfum de l'enfance et qu'à chaque bouchée, on prend un bain de nostalgie. Barquette ou barque de potimarron, vous aimerez ses dehors croustillants et croquants mais son intérieur doux, chaud et fondant. Et cette teinte d'orange dans votre cuisine, un véritable soleil au fond de l'hiver. Bien vendu, hein ? 
* A bientôt * 

lundi 5 novembre 2012

Nids d'oiseaux façon "Bo bun"


Cette semaine, je vous ai concocté une recette toute simple. En effet, il s'agissait de revisiter le "Bo bun", un bon plat vietnamien où saveurs chaudes et froides, croquantes et moelleuses se conjuguent. Ici, j'ai utilisé d'autres légumes, du poulet au lieu du boeuf, et j'ai préféré tout faire fusionner lors de la cuisson. Bien sûr, on peut aussi ajouter des légumes crus à la fin. 
En fait, il existe plein de variantes, que je suis sûre, vous expérimenterez avec plaisir. 
A savourer en regardant la pluie tomber !

* Bientôt, le potimarron caramélisé et son vin chaud*

lundi 27 août 2012

Pause

Bonjour,
Je vous avais promis un carnet de voyages, il tardera à arriver ! En effet, les idées et les photos sont là mais un mal de dos tenace m'interdit de passer du temps devant l'ordinateur... Très bientôt, je vous livrerai le premier épisode de ce voyage en Bulgarie. Il s'agit du texte qui accompagne cette image.  Le reste sera distillé au compte-gouttes...
Je ne vous oublie pas. 
Grosses bises et à bientôt ***

mardi 24 juillet 2012

Carnet de voyage # L'arbre des matières

Bonjour à tous, 
Un long moment que je ne suis pas passée ici ! Il a fallu décompresser et couper totalement de tout ! J'imagine que vous comprenez aisément... 
Un nouveau projet pointe le bout de son nez. Totalement en phase avec mon actualité du moment, je réalise mon premier carnet de voyage. Je garde la surprise quant à la destination, pour l'instant :-) Il y aura des photos, beaucoup de photos, et surtout des récits racontés à la première ou à la troisième personne, je médite encore là-dessus. Ce voyage sera organisé en épisodes. 
Un carnet de voyages, pour moi, ce sont des sensations, j'ai donc pensé à reprendre des cahiers de matières que j'utilisais quand j'étais styliste. Je les confectionnais à partir de bouts de laine, de fils, de tissus. Mais je m'égare... Le vrai sujet, c'est le carnet de voyage raconté grâce à des morceaux de fils de différentes couleurs. Ces couleurs incarnent les épisodes vécus, ces couleurs, je leur ai donné des noms insolites car elles racontent une seule et même unique histoire. J'espère toutefois qu'elles raisonneront en vous et vous rappelleront des moments vécus. 
Aujourd'hui, je vous présente "L'arbre des matières" ou "L'arbre des fils" (en référence à "La table des matières" d'un ouvrage). Les différentes planches illustrent sa mise en forme progressive. 
La suite, mi-août :-) Un peu de patience !
Bonnes vacances ***