mercredi 16 avril 2014

Cake aux carottes et noix




Il y a à peu près cinq ans de cela, j'ai découvert ce joli cake à la robe brune et au bon goût de noisette marié à la carotte. C'est une dame à la chevelure rousse qui me l'a fait  goûter et instantanément, j'ai aimé. Je n'avais jamais rien goûté de semblable, utiliser un légume dans une préparation pâtissière était inhabituel. Je ne sais pas pourquoi mais cela me faisait penser à une autre gourmandise, le feuilleté à la citrouille rapée (un autre légume/fruit orange au goût délicieusement sucré) que me faisait ma grand-mère quand j’étais petite. C’était une délicatesse que l’on s’offrait comme un beau bijou, de temps en temps.
Toujours est-il qu'à l'arrivée en France des Starbucks et autres cafés à la mode anglo-saxonne, le carrot cake s’est démocratisé et je n’ai pu que m’en réjouir. Entre temps j'avais essayé différentes recettes de ce gâteau d'apparence rustique que l'on devine élaboré dans une modeste cuisine de campagne. C'est comme ça que j'ai découvert qu'il existe des variantes selon l'utilisation que l'on fait des noix, amandes ou noisettes. Sur le site Cuisine Campagne (http://www.cuisine-campagne.com/index.php?post/2007/10/25/288-cake-a-la-carotte-violette-et-a-la-noix-de-coco), il y a même une version à la noix de coco râpée !
Et réalité, le gâteau aux carottes moderne est à l'origine un pudding de carottes dégusté au Moyen-âge, le sucre et les édulcorants étant difficiles à trouver en Grande-Bretagne ou coûteux, c'est la carotte râpée que l'on utilisait. En cuisant, la carotte donne au gâteau une texture douce et dense. La popularité du gâteau à la carotte s'est étendue jusqu'aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais on s'aperçoit que dès le 19ème siècle, c'était une spécialité dans plusieurs pays de l'Est de l'Europe. Les Allemands aiment préparer ce gâteau à Pâques pour attirer les lapins qui sont censés leur apporter des œufs colorés !
Au fil du temps, la recette n'a pas tellement évolué, l'essentiel réside : carottes, farine, œufs, muscade et cannelle mais c'est intéressant de voir qu'on utilisait aussi d'autres ingrédients : eau de rose, miel, raisins de Corinthe, eau de fleur d'oranger, clous de girofle, fruits confits. En somme, c'était un gâteau très parfumé ! Les premières références faisant état d'un gâteau aux carottes agrémenté d'un glaçage datent de 1960 mais certaines cultures orientales pourraient avoir développé cela bien plus tôt.
L'essentiel des informations que je vous ai donné proviennent des sites : www.carrotmuseum.com et www.carrotcake.org.uk
Dans la recette que je vous propose, j'ai utilisé des noix car entre temps, je suis devenue allergique aux noisettes ! Autre avantage, ce sont les noix qui apportent essentiellement la matière grasse.

Ingrédients pour la pâte

- 170g de farine
- 250g de sucre roux
- 3 œufs
- 4 belles carottes
- 100g de cerneaux de noix
- 5 cl d'huile 
- 1 cuillère à café de cannelle
- 1/2 cuillère à café de muscade 
- 1 sachet de levure chimique

Ingrédients pour le glaçage
- 1 blanc d’œuf
- 200g de sucre
- Le jus d’un citron

Les étapes de la préparation

1. Mélangez les poudres ensemble (sauf le sucre) : farine, sel, cannelle, muscade, cannelle, levure.
2. Râpez les carottes finement. Réservez.
3. Dans un grand récipient, battez les œufs et le sucre pendant quelques minutes, puis, ajoutez l'huile et petit à petit le mélange de poudres fait précédemment.
4. Enfin, ajoutez les carottes et les cerneaux de noix écrasés grossièrement, continuez de battre.
5. Versez la pâte dans un moule à cake (27 cm) beurré et fariné et enfournez entre 50 et 55 minutes dans un four préalablement chauffé sur th. 6/180°.
6. Démoulez et laissez refroidir sur une grille posée sur une assiette. 
7. Dans un bol, fouettez énergiquement le blanc d’œuf pour le faire mousser, ajoutez en fouettant le sucre glace et le jus de citron.
8. Nappez la surface du cake avec le glaçage et laissez durcir.

 Bonne dégustation !

vendredi 9 août 2013

Laissez parler les p'tits papiers !

Chers vous, 

Pas très assidue ces temps-ci, j'ai pourtant voulu vous faire partager un petit "Do it yourself" que j'ai expérimenté chez moi. Je voulais "habiller" un de mes panneaux acheté chez Ikea, monté sur rails, qui me paraissait un peu tristounet. J'ai donc pensé confectionner des papillons en origami faciles à coudre sur ce type de support, les baguettes du panneau étant elles-mêmes maintenues à l'aide d'un fil blanc. Un jeu d'enfant modulable à l'infini tant les points d'accroche sont imperceptibles ! 

Voici le lien vers la vidéo qui m'a appris à fabriquer les papillons : 
https://www.youtube.com/watch?v=sRAKSE7sJw0&feature=player_embedded



Bonne journée ! 

mardi 12 mars 2013

Au Comptoir de Brice



Brice était affairé, enclin à garder un œil sur tout ce qui se préparait, sous ses yeux, hors de son champ de vision, il veillait au grain. Il couvrait d'attentions ses clients, savait remettre les pendules à l'heure de son personnel. Lames acérées en guise de mirettes, il supervisait tout un monde en cuisine, une cuisine qui nous était visible depuis nos tables, depuis nos bancs branlants, curieux visiteurs, gourmands voyeurs, nous ne pouvions rester insensibles à la myriade d'odeurs en provenance de la cuisine, des étales du marché Saint Martin. Car nous étions confondus dans le marché, le restaurait habitait le marché, tout comme le marché habitait les assiettes du restaurant.
La marinière avançait vers nous, fille blonde à la tête vêtue d'un chignon haut perché, sollicitude contenue, timidité teintée d'égards, elle nous installa à une table de huit couverts mais ne nous chassa pas pour autant à l'arrivée d'une armada de jeunes gens, on va se serrer nous disait-elle, on sentait bien qu'elle ne voulait pas faire du chiffre si le prix à payer était de froisser le client. Et en l'occurrence, nous étions deux, deux clientes aussi bien traitées qu'une nuées d'énergumènes tous plus bruyants les uns que les autres. Ça faisait plaisir !
Le restaurant était rempli. Au comptoir à l'entrée, on se serrait aussi, on échangeait ses impressions gustatives avec le chef, car il était bien là, à l'écoute.
Nous cherchions du regard le contenu du "brunch" dont les ingrédients variaient chaque dimanche.
Cette fois-ci, c'était :
Brochette de Saint-Jacques,
Accras de morue,
Mousse d'œuf dans sa coque, elle-même disposée dans sa boîte en carton,
Croûte de lard posée négligemment.
Le moment de la dégustation était venu ! Les associations de goûts étaient discutables et l'ensemble riche, bien trop riche à mon goût. À l'image du "croque-canard" revisité mais qui ressemblait à ce qu'on connaissait déjà : du magret de canard fourré dans des bouchées de pain grillé. Dommage que la crème chantilly décorant l'assiette ait été le seul élément digne de la cuisine d'un chef. Le « burger maison » et la portion de frites avaient subi une cure d'amaigrissement qui faisait peine à voir. C'était propret, joli mais étriqué, pingre. L'antithèse de ce qu'on peut imaginer quand on pense BURGER. Des frites succulentes mais servies dans un petit panier à friteuse, un tout petit panier, un panier de dinette.
J'avais goûté à tout mais j'étais écœurée par le gras qui tapissait nos portions pourtant noyées par le mesclun. Contrefaçon de cuisine du sud-ouest. Plats non aboutis. L'idée du chef était-elle : nous aurions pu réaliser ses plats nous-mêmes ?
Heureusement, il y avait cette place mystique, cette place consacrée au dessert, au sucre, cette place était toujours vide dans mon estomac.
Dans la vitrine, alignées en rang d'oignons, des barquettes à la pâte brunie par le soleil du four, s'exposaient. Autour d'elles, pas de décor, pas de fioritures, à la manière d’un étal de cantine La pâte sablée croustillait avec juste ce qu'il faut de chocolat et de caramel au beurre salé pour réchauffer le gosier, attendrir la langue. Trois ou quatre noisettes posées sur le biscuit, fanfaronnaient, égayaient ces jolies barques qu'on se plaisait tellement à faire couler dans la bouche. Il y avait de l'enfance dans tout ça, il y avait les madeleines de Proust, il y avait l'enfance de Brice, peut-être ? On pouvait embarquer ces gourmandises dans sa poche, on pouvait emporter l'enfance de Brice avec soi.
Brice Morvent avait conquis le cœur du marché, celui de ses clients mais il lui restait encore à faire...Le Top Chef avait saisi sa chance et comptait bien mettre à profit cette notoriété nouvellement acquise mais n'avait-il pas perdu en chemin l'idée qu'il se faisait de la cuisine, sa touche personnelle, sa singularité ?

À vous d'en juger.

Au Comptoir de Brice
Marché couvert Saint Martin
33 rue du Château d'Eau / 20 rue Bouchardon, 75010
Ouvert de mardi au samedi de 10h à 18h / Le dimanche de 11h à 14h.
Pas de réservation
Les recettes du "croque-canard" et du "burger maison" sont disponibles sur le site.

mercredi 6 mars 2013

Paysages à Etretat

Lors d'une journée à Etretat, en Normandie, j'ai pu profiter de ces paysages qui ont tant inspiré les peintres Impressionnistes. Le soleil étant aussi de la partie, c'était vraiment magnifique ! 
Bon voyage des mirettes ***

jeudi 8 novembre 2012

Barque de potimarron caramélisée

Voilà une recette (si on peut véritablement parler de recette) savoureuse, simple, qui sort des sentiers battus. Il s'agit d'un dessert rustique où le potimarron (ça marche aussi avec du potiron) a une place de choix. Car parfois, les choses les plus simples sont les plus goûteuses. Surtout, quand pour moi, elles ont le parfum de l'enfance et qu'à chaque bouchée, on prend un bain de nostalgie. Barquette ou barque de potimarron, vous aimerez ses dehors croustillants et croquants mais son intérieur doux, chaud et fondant. Et cette teinte d'orange dans votre cuisine, un véritable soleil au fond de l'hiver. Bien vendu, hein ? 
* A bientôt * 

lundi 5 novembre 2012

Nids d'oiseaux façon "Bo bun"


Cette semaine, je vous ai concocté une recette toute simple. En effet, il s'agissait de revisiter le "Bo bun", un bon plat vietnamien où saveurs chaudes et froides, croquantes et moelleuses se conjuguent. Ici, j'ai utilisé d'autres légumes, du poulet au lieu du boeuf, et j'ai préféré tout faire fusionner lors de la cuisson. Bien sûr, on peut aussi ajouter des légumes crus à la fin. 
En fait, il existe plein de variantes, que je suis sûre, vous expérimenterez avec plaisir. 
A savourer en regardant la pluie tomber !

* Bientôt, le potimarron caramélisé et son vin chaud*

dimanche 1 juillet 2012

La cuisine picturale # 9 : Les couvre-chefs légumes du soleil

 
Finalement, voici la recette arrivée bien plus tôt que prévu ! Si facile à réaliser que j'ai mis moins de temps que je ne le pensais à l'écrire. Vous m'en direz des nouvelles, hein ?
Bonne fin de week-end ***
A très vite !