vendredi 25 avril 2014

Empanadas (chaussons) au thon, tomates et oeuf

Ce plat est originaire de la région de Galice en Espagne où la « Empanada » est une véritable icône. Le mot "Empanada" vient du verbe "empanar" qui signifie "remplir, enrober". Les "empanadas gallegas" sont devenues très populaires en Amérique latine grâce aux nombreux immigrants de la Galice partis vivre sur le continent. Ces chaussons peuvent être remplis de viande, de poisson, de fromage, de légumes ou bien de fruit pour en faire un dessert. Ils existent dans de nombreux pays et sous différentes formes.
La recette que je vous propose vient du magazine Elle à Table. Cette revue regorge de recettes inventives mais pas toujours faciles à mettre en œuvre. Cette recette, je l'ai conservée et essayée à maintes reprises. Elle est simple à réaliser et je suis sûre que vous avez la plupart des ingrédients dans vos placards.
Avec la pratique, on consacre moins de temps à la préparation de la farce et au garnissage de la pâte. J'ai procédé à quelques ajustements pour que la recette soit plus généreuse. Ce que je trouve astucieux, c'est l'utilisation de l'huile de la boîte de thon pour faire suer l'oignon, ça rend la farce tellement plus aromatique et ça en fait un repas vraiment succulent ! 


 (Pour 10 empanadas de 14 cm de diamètre)


Ingrédients :
- 1 oignon
- 2 gousses d'ail
- 1 boîte de 160g de thon à l'huile d'olive
- 1 boîte de 400g de tomates pelées
- 1/2 sucre
- 3 œufs durs et 2 jaunes
- 2 rouleaux de pâte brisée





































1. Émincez finement l'oignon et faites-le suer sur feu doux avec la moitié de l'huile contenue dans la boîte de thon.
2. Ajoutez les tomates, les gousses d'ail pressées et le demi-sucre. Faites mijoter à feu doux jusqu'à ce que la concassée soit bien réduite, environ 20 mn. Assaisonnez en fin de cuisson.
3. Laissez refroidir avant d'ajouter le thon (sans son huile). Mélangez.
4. Écalez les œufs durs et coupez-les chacun en quatre.
5. Détaillez des ronds dans les rouleaux de pâte à l'aide d'un emporte-pièce ou d'un bol retourné.
6. Déposez une grosse cuillère à café de farce au thon et un quartier d'œuf dur. Refermez la pâte en demi-lune. Pressez les bords et soudez en pinçant.
7. Placez les empanadas sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Dorez-les au jaune d'œuf. Puis enfournez à 180° pendant environ 20-25 mn. Ils doivent être bien dorés.
Régalez-vous ! 

jeudi 24 avril 2014

A bord de l'Orient Express



En 1965, mon père prit l'Orient Express pour se rendre à Istanbul, il allait voir ses cousins. Son voyage a duré deux jours et trois nuits. Il n'a pas connu les luxueux wagons décorés par René Lalique car il ne voyageait pas en première classe. Il a traversé la Suisse, l'Italie, l'Ex-Yougoslavie, et la Bulgarie. C'était sa première grande escapade d'adolescent.
Hier, je me suis rendue sur le parvis de l'Institut du monde arabe pour monter à bord de l'Orient Express. Trois wagons avaient pris place les uns derrière les autres tandis que la locomotive gisait un peu plus loin affublée d'un wagon-restaurant devenu pour l'occasion un salon de thé accessible à tous.
Et ainsi commence mon voyage, à la découverte de tous ces objets qui ont peuplé la vie d'illustres voyageurs. Des objets qui permettaient de passer le temps, des objets qui permettaient de vivre élégamment les heures passées dans le train. L'Orient Express donnait la possibilité de ne jamais se défaire de son riche train de vie, de savourer plus que jamais sa réussite, de côtoyer l'élite tout en ayant le sentiment d'accéder à un nouveau monde, l'Orient et ses charmes merveilleusement illustrés par le tableau d'Ingres, « la baigneuse », exposée à l'intérieur de l'Institut du Monde Arabe. Dans ce train, on s'est plu à imaginer des histoires, sur papier puis sur pellicule. Agatha Christie l'a fait, huit clos et ambiance scabreuse au rendez-vous. James Bond y a vécu des moments déterminants dans « Bons baisers de Russie ».
Hors du train, la visite se poursuit dans le musée où l'on découvre le formidable arsenal publicitaire déployé pour faire connaître les prouesses du train, des affiches disponibles à la boutique qui font connaître, une fois de plus, cet Orient sublimé, couleurs vives et paysages crayonnés habilement à l'appui.
Des éléments de décor en marqueterie, un cabinet de toilette d'une voiture de type S, les bouts de vie se bousculent derrière les vitrines, tout a été pensé pour allier beauté et richesse au service d'un voyage qui s'avère inoubliable.

Sur le site "Journal De Bord D'un Conducteur" (recommandé par l'IDMA), la visite se prolonge sur la musique des rails animés par le passage du train. On regarde la vie à bord de l'Orient Express sous un angle différent, d'autres archives viennent bousculer la vision qu'on s'était construit en sortant de l'exposition.

En ce moment et ce jusqu'au 31 août.
"Il était une fois l'Orient Express" à l'Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard, place Mohammed-V, 75005 Paris.

mardi 22 avril 2014

Sablés dorés de Macédoine (Kourabii)


Aujourd'hui je vous propose une recette de sablés qui ont une longue histoire culinaire derrière eux. Dans ma famille, on a pour habitude d'en préparer pour les fêtes de Pâques (on peut en faire à tout autre moment de l’année) en s'y prenant à l'avance car ils ont l'avantage de bien se conserver. Avec le temps, leur pâte acquiert une consistance succulente et aromatique et lorsque l'on croque dedans, elle se défait délicatement à la façon d'une poudre qui fond aussitôt dans la bouche. 
Il semblerait que ces biscuits soient d'origine byzantine et que la recette se soit donc répandue dans les pays du bassin Méditerranéen. La recette que je vous propose provient de mon arrière grand-mère qui était macédonienne. Elle n'a rien de commun avec les recettes grecques ou arméniennes. En effet, les grecs utilisent de la poudre d'amandes comme ingrédient essentiel (les arméniens des noix), ils saupoudrent les sablés de sucre glace. Les biscuits ont l'apparence et le goût d'une pâtisserie orientale.

Là il s'agit d'une recette qui ne se pare d'aucun garnissage, elle mise tout sur le fastidieux pétrissage de la pâte. Dans un puits, on incorpore la farine au fur et à mesure, jusqu'à l'obtention d'une pâte parfaite, ni collante, ni sèche. La dorure du jaune d'œuf et les cristaux de sucre viennent parfaire l'apparente simplicité du biscuit. Au fil des années, à l'aide d'emporte-pièces, nous formions des lunes, des ronds, puis, plus récemment, des roses. À chaque fois, c'est une nouvelle histoire que l'on se raconte, empreinte de poésie, de partage et de douceur(s). 



Ingrédients pour une centaine de gâteaux

Les dosages se font principalement avec une tasse à thé. 
- 5 œufs 
- 1 tasse et demi de yaourt 
- 2 tasses d’huile
- 2 tasses de sucre
- 1 cuillère (à café) et demi de bicarbonate de soude
- 1 kg de farine 
- le zeste d’un demi-citron

1. Dans un grand saladier, faites un puits avec la farine, ajoutez les œufs et le sucre au centre, mélangez. 
2. Dans un autre récipient, mélangez le yaourt et le bicarbonate de soude. Puis, mettez cette préparation dans le puits. Malaxez l’ensemble en prenant la farine autour petit à petit. 

3. Enfin, ajouter l’huile et le zeste de citron et pétrissez la pâte. Si nécessaire, remettez de la farine. La pâte ne doit être ni collante, ni sèche. Faites-en une grosse boule. Séparez la grosse boule en 5 petites boules. 

4. Prenez une petite boule, étalez la pâte en utilisant un rouleau de pâtisserie (épaisseur 1 cm). Découpez les formes souhaitées. Et ainsi de suite avec les autres boules. 
5. Disposez les sablés sur une plaque enduite d’huile, badigeonnez-les avec du jaune d’œuf et saupoudrez-les de sucre cristallisé.
6. Enfournez dans un four préchauffé à 200°. Dès que les biscuits sont dorés, retirez-les. Préparez une nouvelle fournée jusqu'à ce que tous les gâteaux soient cuits. 

7. Dégustez-les quand ils ont totalement refroidi. 
Bon appétit !

mercredi 16 avril 2014

Cake aux carottes et noix




Il y a à peu près cinq ans de cela, j'ai découvert ce joli cake à la robe brune et au bon goût de noisette marié à la carotte. C'est une dame à la chevelure rousse qui me l'a fait  goûter et instantanément, j'ai aimé. Je n'avais jamais rien goûté de semblable, utiliser un légume dans une préparation pâtissière était inhabituel. Je ne sais pas pourquoi mais cela me faisait penser à une autre gourmandise, le feuilleté à la citrouille rapée (un autre légume/fruit orange au goût délicieusement sucré) que me faisait ma grand-mère quand j’étais petite. C’était une délicatesse que l’on s’offrait comme un beau bijou, de temps en temps.
Toujours est-il qu'à l'arrivée en France des Starbucks et autres cafés à la mode anglo-saxonne, le carrot cake s’est démocratisé et je n’ai pu que m’en réjouir. Entre temps j'avais essayé différentes recettes de ce gâteau d'apparence rustique que l'on devine élaboré dans une modeste cuisine de campagne. C'est comme ça que j'ai découvert qu'il existe des variantes selon l'utilisation que l'on fait des noix, amandes ou noisettes. Sur le site Cuisine Campagne (http://www.cuisine-campagne.com/index.php?post/2007/10/25/288-cake-a-la-carotte-violette-et-a-la-noix-de-coco), il y a même une version à la noix de coco râpée !
Et réalité, le gâteau aux carottes moderne est à l'origine un pudding de carottes dégusté au Moyen-âge, le sucre et les édulcorants étant difficiles à trouver en Grande-Bretagne ou coûteux, c'est la carotte râpée que l'on utilisait. En cuisant, la carotte donne au gâteau une texture douce et dense. La popularité du gâteau à la carotte s'est étendue jusqu'aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais on s'aperçoit que dès le 19ème siècle, c'était une spécialité dans plusieurs pays de l'Est de l'Europe. Les Allemands aiment préparer ce gâteau à Pâques pour attirer les lapins qui sont censés leur apporter des œufs colorés !
Au fil du temps, la recette n'a pas tellement évolué, l'essentiel réside : carottes, farine, œufs, muscade et cannelle mais c'est intéressant de voir qu'on utilisait aussi d'autres ingrédients : eau de rose, miel, raisins de Corinthe, eau de fleur d'oranger, clous de girofle, fruits confits. En somme, c'était un gâteau très parfumé ! Les premières références faisant état d'un gâteau aux carottes agrémenté d'un glaçage datent de 1960 mais certaines cultures orientales pourraient avoir développé cela bien plus tôt.
L'essentiel des informations que je vous ai donné proviennent des sites : www.carrotmuseum.com et www.carrotcake.org.uk
Dans la recette que je vous propose, j'ai utilisé des noix car entre temps, je suis devenue allergique aux noisettes ! Autre avantage, ce sont les noix qui apportent essentiellement la matière grasse.

Ingrédients pour la pâte

- 170g de farine
- 250g de sucre roux
- 3 œufs
- 4 belles carottes
- 100g de cerneaux de noix
- 5 cl d'huile 
- 1 cuillère à café de cannelle
- 1/2 cuillère à café de muscade 
- 1 sachet de levure chimique

Ingrédients pour le glaçage
- 1 blanc d’œuf
- 200g de sucre
- Le jus d’un citron

Les étapes de la préparation

1. Mélangez les poudres ensemble (sauf le sucre) : farine, sel, cannelle, muscade, cannelle, levure.
2. Râpez les carottes finement. Réservez.
3. Dans un grand récipient, battez les œufs et le sucre pendant quelques minutes, puis, ajoutez l'huile et petit à petit le mélange de poudres fait précédemment.
4. Enfin, ajoutez les carottes et les cerneaux de noix écrasés grossièrement, continuez de battre.
5. Versez la pâte dans un moule à cake (27 cm) beurré et fariné et enfournez entre 50 et 55 minutes dans un four préalablement chauffé sur th. 6/180°.
6. Démoulez et laissez refroidir sur une grille posée sur une assiette. 
7. Dans un bol, fouettez énergiquement le blanc d’œuf pour le faire mousser, ajoutez en fouettant le sucre glace et le jus de citron.
8. Nappez la surface du cake avec le glaçage et laissez durcir.

 Bonne dégustation !

vendredi 9 août 2013

Laissez parler les p'tits papiers !

Chers vous, 

Pas très assidue ces temps-ci, j'ai pourtant voulu vous faire partager un petit "Do it yourself" que j'ai expérimenté chez moi. Je voulais "habiller" un de mes panneaux acheté chez Ikea, monté sur rails, qui me paraissait un peu tristounet. J'ai donc pensé confectionner des papillons en origami faciles à coudre sur ce type de support, les baguettes du panneau étant elles-mêmes maintenues à l'aide d'un fil blanc. Un jeu d'enfant modulable à l'infini tant les points d'accroche sont imperceptibles ! 

Voici le lien vers la vidéo qui m'a appris à fabriquer les papillons : 
https://www.youtube.com/watch?v=sRAKSE7sJw0&feature=player_embedded



Bonne journée ! 

mardi 12 mars 2013

Au Comptoir de Brice



Brice était affairé, enclin à garder un œil sur tout ce qui se préparait, sous ses yeux, hors de son champ de vision, il veillait au grain. Il couvrait d'attentions ses clients, savait remettre les pendules à l'heure de son personnel. Lames acérées en guise de mirettes, il supervisait tout un monde en cuisine, une cuisine qui nous était visible depuis nos tables, depuis nos bancs branlants, curieux visiteurs, gourmands voyeurs, nous ne pouvions rester insensibles à la myriade d'odeurs en provenance de la cuisine, des étales du marché Saint Martin. Car nous étions confondus dans le marché, le restaurait habitait le marché, tout comme le marché habitait les assiettes du restaurant.
La marinière avançait vers nous, fille blonde à la tête vêtue d'un chignon haut perché, sollicitude contenue, timidité teintée d'égards, elle nous installa à une table de huit couverts mais ne nous chassa pas pour autant à l'arrivée d'une armada de jeunes gens, on va se serrer nous disait-elle, on sentait bien qu'elle ne voulait pas faire du chiffre si le prix à payer était de froisser le client. Et en l'occurrence, nous étions deux, deux clientes aussi bien traitées qu'une nuées d'énergumènes tous plus bruyants les uns que les autres. Ça faisait plaisir !
Le restaurant était rempli. Au comptoir à l'entrée, on se serrait aussi, on échangeait ses impressions gustatives avec le chef, car il était bien là, à l'écoute.
Nous cherchions du regard le contenu du "brunch" dont les ingrédients variaient chaque dimanche.
Cette fois-ci, c'était :
Brochette de Saint-Jacques,
Accras de morue,
Mousse d'œuf dans sa coque, elle-même disposée dans sa boîte en carton,
Croûte de lard posée négligemment.
Le moment de la dégustation était venu ! Les associations de goûts étaient discutables et l'ensemble riche, bien trop riche à mon goût. À l'image du "croque-canard" revisité mais qui ressemblait à ce qu'on connaissait déjà : du magret de canard fourré dans des bouchées de pain grillé. Dommage que la crème chantilly décorant l'assiette ait été le seul élément digne de la cuisine d'un chef. Le « burger maison » et la portion de frites avaient subi une cure d'amaigrissement qui faisait peine à voir. C'était propret, joli mais étriqué, pingre. L'antithèse de ce qu'on peut imaginer quand on pense BURGER. Des frites succulentes mais servies dans un petit panier à friteuse, un tout petit panier, un panier de dinette.
J'avais goûté à tout mais j'étais écœurée par le gras qui tapissait nos portions pourtant noyées par le mesclun. Contrefaçon de cuisine du sud-ouest. Plats non aboutis. L'idée du chef était-elle : nous aurions pu réaliser ses plats nous-mêmes ?
Heureusement, il y avait cette place mystique, cette place consacrée au dessert, au sucre, cette place était toujours vide dans mon estomac.
Dans la vitrine, alignées en rang d'oignons, des barquettes à la pâte brunie par le soleil du four, s'exposaient. Autour d'elles, pas de décor, pas de fioritures, à la manière d’un étal de cantine La pâte sablée croustillait avec juste ce qu'il faut de chocolat et de caramel au beurre salé pour réchauffer le gosier, attendrir la langue. Trois ou quatre noisettes posées sur le biscuit, fanfaronnaient, égayaient ces jolies barques qu'on se plaisait tellement à faire couler dans la bouche. Il y avait de l'enfance dans tout ça, il y avait les madeleines de Proust, il y avait l'enfance de Brice, peut-être ? On pouvait embarquer ces gourmandises dans sa poche, on pouvait emporter l'enfance de Brice avec soi.
Brice Morvent avait conquis le cœur du marché, celui de ses clients mais il lui restait encore à faire...Le Top Chef avait saisi sa chance et comptait bien mettre à profit cette notoriété nouvellement acquise mais n'avait-il pas perdu en chemin l'idée qu'il se faisait de la cuisine, sa touche personnelle, sa singularité ?

À vous d'en juger.

Au Comptoir de Brice
Marché couvert Saint Martin
33 rue du Château d'Eau / 20 rue Bouchardon, 75010
Ouvert de mardi au samedi de 10h à 18h / Le dimanche de 11h à 14h.
Pas de réservation
Les recettes du "croque-canard" et du "burger maison" sont disponibles sur le site.

mercredi 6 mars 2013

Paysages à Etretat

Lors d'une journée à Etretat, en Normandie, j'ai pu profiter de ces paysages qui ont tant inspiré les peintres Impressionnistes. Le soleil étant aussi de la partie, c'était vraiment magnifique ! 
Bon voyage des mirettes ***